Cercle Littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots

Union artistique et intellectuelle des cheminots français

Dévorant 294 - Éditorial de Philippe Deniard

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Dans ce numéro, nous faisons la part belle à la poésie. C’est l’occasion, puisque mars est aussi le mois de la poésie, de rappeler que dans notre revue elle a une vraie place, qu’elle n’est pas là pour assurer les comblements des bas de page.

Nombreux sont les lecteurs du dévorant à écrire des poèmes. La qualité varie, mais, qu’est-ce que la qualité en poésie ? On a abondamment théorisé sur le sujet, chacun est capable d’apprécier et les images et les sonorités ou, au contraire, d’en déplorer l’absence. Mais la qualité première, n’est-elle pas la sincérité, ce sentiment qui pousse l’individu à rendre compte de l’émotion qu’il a vécue, dans l’instant, face à un paysage, une situation ? Ensuite, d’évidence, certains savent mieux que d’autres retranscrire, traduire, mettre en mots cet « émerveillement ». Quelles que soient les faiblesses de construction, si cette sincérité première transparait alors, on peut parler de qualité poétique. Le travail vient ensuite, il ne faut pas le négliger, c’est lui qui saura transcender le jaillissement premier sans en dénaturer la force.

Je vous suggère de lire les textes qui vous sont proposés cette fois avec, en arrière-pensée, ce critère d’appréciation et de vous faire votre propre opinion ; nous sommes prêts à la partager. Je ne doute pas qu’à plusieurs reprises l’étincelle de l’émotion ne s’allume dans vos yeux.

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